Avertissement : exceptionnellement cet article n'a pas été rédigé par Caroline mais par un touriste qui a vécu une semaine auprès d'elle (et maîtrise donc le sujet je vous rassure...pour preuve, on peut même me voir sur quelques photos de l'article précédent). Les lignes qui suivent n'engagent donc que moi et non la traditionnelle rédactrice qui par ailleurs est spécialiste de droit (d'où ces précautions un peu ennuyeuses mais préconisées par mon avocat).
Samedi soir de la mi-novembre, il est 19h30 dans le hall de l'aéroport d'Edimbourg où je débarque avec un peu d'appréhension et de lassitude après avoir passé la journée entre avions, duty free et zones d'embarquement. Tout cela est aussitôt oublié lorsque j'aperçois une personne en train de lire (un bouquin de droit !?) sur un banc... je l'avais perdu 2 mois et demi auparavant de l'autre côté de l'Atlantique mais encore une fois j'ai réussi à la retrouver :o)
Elle a beau fuire au fin fond des Adirondacks, sur les pistes de ski savoyardes, dans les jardins de Schonbrunn ou bien au bord d'un lac isolé du Wyoming, j'arrive à chaque fois à la retrouver...quel pot de colle...!
C'est parti pour une semaine à la découverte de la nouvelle ville d'adoption de Caroline !

Et ça commence par un trajet en bus (à l'étage) assez laborieux pour rejoindre le centre ville et l'appartement particulièrement chaleureux (plus en raison des couleurs vives du papier peint que de la température) de la Spottiswoode Street.
Le dimanche sera paisible et surtout court...la nuit tombe tôt à cette latitude, nous faisons tout de même un petit tour dans le centre après avoir
traversé les "Meadows" et le campus de l'université au son de la trompette et de la guitare de 2 étudiants interprétant des mélodies d'Ennio Morricone au crépuscule...improbable mais néanmoins magique!Mon guide me fait découvrir Greyfriars Kirkyard (église, cimetière et statue du fidèle Bobby...voir photos ci-contre et articles précédents) avant d'atteindre le fameux "Royal Mile" que l'on remonte jusqu'à la fabrique de tartan (photo ci-dessous) et l'esplanade du château.
Nous assistons ensuite à un concert (chœur et orchestre de chambre) à l'intérieur de la cathédrale St Giles dans laquelle raisonne le son du violoncelle de la soliste (photos ci-dessous)Retour à la maison pour lire un peu de droit...j'en profite pour découvrir quelques conventions de droit environnemental international comme celle de Lugano ou encore l'affaire de l'explosion de l'usine indienne de Bhopal...soirée studieuse donc...


Lundi matin, je rejoins Caroline après son cours matinal pour une petite collation à l'Elephant House ("Birthplace of Harry Potter"... revendiqué sur des tasses, des tee-shirts etc... ça ne passe pas inaperçu!)

Endroit assez insolite avec des éléphants partout et une superbe vue sur le château et sur la fameuse George Heriot School ; excellentes "baked potatoes" au passage... décor exotique dans une ambiance chaleureuse et vue sur le patrimoine historique de la ville dans la grisaille, tout ceci est propice à l'imagination...et à la préparation de cours de droit bien sûr ;o)


Une soirée particulière s'annonce à l'appartement puisque Matthew le colloc écossais de Caro a entrepris de préparer du "Haggis" pour une douzaine de privilégiés dont nous faisons partie ! Bon d'accord Matthew n'a pas tout préparé lui-même puisque la préparation est longue et laborieuse (surtout pour 12) et la cuisine aurait d'ailleurs ressemblé à une vraie boucherie d'après les quelques détails qu'il a pu me donner... le résultat fut vraiment délicieux en
tout cas (le premier de mes 4 haggis de la semaine était peut-être le meilleur!). Dans l'assiette, qui nous ai gracieusement présentée par Marie Justine, la viande s'accompagne de "neeps 'an tatties", des cubes de navets étonnamment savoureux et une sorte de purée de pomme de terre.
Matthew, véritable ambassadeur de son pays ce soir là, a ensuite décidé de diffuser le classique "Braveheart" histoire de compléter cette soirée 100% écossaise... Nous voilà donc rivés sur le petit écran et sur les exploits de Mel Gibson et de ses copains au visage peint en bleu, découpant un nombre impressionant d'anglais et faisant par la même grimacer la pauvre Annika à chaque scène un peu sanglante (souvent donc...)Lorsque nous avons eu terminé d'observer les exploits historiques du héros écossais William Wallace, un autre moment historique s'annonçait mettant en scène un personnage non moins héroïque. En effet, nous en avons profité pour fêter l'anniversaire d'Eric (ses 28 ans apparemment mais personne ne l'a cru, il doit pas avoir plus de 22). Un gâteau de Caroline équipé de "sparkling candles" et le show pyrotechnique est garanti !
On observe des réactions différentes devant le visionnage de Braveheart, de gauche à droite : Caroline a l'air passionnée par le film, Annika appréhende la prochaine scène violente, Marie a l'air dedans et Eric a l'air de se douter qu'une surprise le concernant se prépare en cuisine...
Eric soufflant les bougies de son 22ème anniversaire...Le lendemain matin, nous étions sur la route en direction des Highlands (cf. article précédent).
Je vous raconterai nos tribulations de fin de semaine dans le prochain article avec notamment les mystères d'une chapelle des Templiers et une victoire historique pour le "XV au chardon"... to be continued!
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire